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Pourquoi et comment protéger les abeilles ?

Cette soirée débat s'est déroulée mardi 10 mai à Merville, dans le cadre des Rencontres du Développement durable.
Plus d’une cinquantaine de personnes sont venues écouter les deux intervenants de la soirée.
 

  Christian BOIVIN de la FREDEC, a exposé les causes de la disparition des abeilles connues à ce jour, et à cette occasion des apiculteurs présents dans la salle ont évoqué leurs difficultés à alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur cette disparition et les moyens à utiliser pour l’enrayer.

Laure ISSANCHOU, de l’association Vert Tendre, a ensuite présenté les petits gestes que chacun d’entre nous peut pratiquer pour assurer le gîte et le couvert à nos butineuses.


Comment aider les abeilles ?
Sachant que la majorité des abeilles ne vit pas dans les ruches, on peut les aider à se loger par de petits aménagements simples :
> laisser du bois mort dans un coin du jardin,
> des fagots de bambou,
> des interstices vides dans les vieux murs,
> et même un espace tranquille en terre battue, car certaines nidifient dans le sol.
Ensuite : ne pas déranger durant tout l’hiver !

Pour les nourrir, le maître mot est la diversité des plantes, au jardin ou dans la haie, pour offrir une nourriture abondante, variée et étalée dans le temps.
Vous pourrez ainsi découvrir ou retrouver le romarin, la sarriette et l’hysope, le trèfle, la moutarde, la phacélie, labourrache, le souci et l’œillet d’inde, la consoude, le pissenlit, la luzerne, le lotier, les ombellifères, la centaurée et la camomille, le prunellier, le chèvrefeuille arbustif, le saule, le lilas, l’aubépine, le cornouiller, le sureau et le lierre…

On peut aussi laisser fleurir une partie des légumes et des aromatiques (et ainsi récupérer les graines), espacer les tontes, tondre haut et laisser des espaces aux herbes folles qu’on ne fauche qu’une à deux fois par an. Et, bien sûr, réduire la consommation de tous les produits de traitements chimiques.
Bref, changer quelques habitudes peut procurer un jardin riche et vivant, accueillant une grande diversité de faune et de flore et permettant, certainement, d’engager de nouvelles discussions avec ses voisins !
 

La phacélie, plante très mellifère qui vient facilement dans nos jardins.

Photo : association Vert tendre.


Prochaine Rencontres du Développement durable: Atelier compostage le samedi 4 juin